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mardi 31 décembre 2013

" On questionne le monde avec tendresse et humour "

Pascal Rome (à droite) lors de la première soirée « Mettez-vous sur votre 31 » : « Les gens adhèrent à notre état d'esprit. » - Pascal Rome (à droite) lors de la première soirée « Mettez-vous sur votre 31 » : « Les gens adhèrent à notre état d'esprit. » 
Pascal Rome (à droite) lors de la première soirée « Mettez-vous sur votre 31 » : « Les gens adhèrent à notre état d'esprit. »
Compagnie invitée de la saison des 3T, Opus sera ce soir sur la scène du Théâtre Blossac. Rencontre avec son créateur Pascal Rome.
Après un premier « Mettez-vous sur votre 31 » au Nouveau-Théâtre, le deuxième a lieu ce soir à guichet fermé au Théâtre Blossac. C'est une satisfaction ?
Pascal Rome : « Je crois qu'on a suscité une forme de curiosité flagrante. La première séance était un coup d'essai, on attendait soixante personnes, on en a eu le double. C'était un coup d'essai, on a vu des erreurs, c'était long. Mais cela a permis de vérifier que la forme était bonne. Beaucoup de personnes adhèrent à l'état d'esprit que l'on propose et à notre fantaisie. »
C'est votre fil conducteur pour ces soirées ?
« C'est le Théâtre Blossac qui nous a inspirés avec les fresques d'Émile Vernon. On a imaginé un cercle qui aurait rassemblé des personnes diverses et qui renaîtrait cent ans après avec deux de ses descendants. C'est un rendez-vous fantaisiste qui stimule l'imagination. Le public ne sait rien d'autre quand il vient. »
" On a souhaité travailler dans la durée "
On va vous voir beaucoup cette année à Châtellerault (1). Qu'est-ce que cela change par rapport à un spectacle unique ?
« On va notamment nous voir au travers de deux créations, " Excursion ", avec deux acteurs, et " la Veillée ", avec cinq acteurs. On a déjà ce compagnonnage à Angoulême sous une autre forme pendant trois ans. Avec les 3T, c'est encore différent, notamment avec les spectacles du " 31 ", qui ne se feront pas ailleurs. C'est inventé pour ici et on sent que les gens y sont sensibles. Dès le premier soir, des gens sont venus nous voir après pour nous dire qu'ils avaient apprécié. »
Comment appréhendez-vous la politique culturelle à Châtellerault ?
« Je sens qu'il y a une volonté de curiosité, de renouveau, d'une aventure différente. Le patrimoine le rend possible, comme la géographie de la ville et ses infrastructures. C'est une histoire d'appétit. Et, quand tout le monde a de l'appétit, c'est possible. La proximité avec l'école de cirque et d'autres compagnies peut permettre d'inventer des choses. »
Quelles sont vos inspirations dans votre travail ?
« Il y a deux axes. D'abord, un attachement à l'art brut et aux expressions singulières. Les " gens de peu ", qui construisent un monde différent, à l'instar du facteur Cheval, m'inspirent. " Les Moulins de Monsieur Noël " (2) en font partie. Et puis, d'un autre côté, il y a Tati ou François Morel. Il y a des filiations, c'est sûr. On voit une forme de récurrence autour des objets et du patrimoine imaginaire. On retrouve aussi souvent les mêmes personnages dans nos spectacles. On questionne le monde avec tendresse et humour et, de temps en temps, un peu de provocation. »
Qui compose Opus ? Comment travaille la compagnie ?
« Tout dépend des projets. L'an prochain, on aura huit spectacles en répertoire, allant d'un à seize acteurs. Pour la création, ça se fait tout seul en prenant le temps de chercher et puis autour de la table. Le comédien est parfois frustré car cela se fait très peu en répétition. Mais un spectacle n'est jamais terminé, il se nourrit de la relation avec les spectateurs. »
Jérôme Montchal (3) évoquait le fait de vous revoir la saison prochaine, ce sera le cas ?
« On est partis pour plusieurs saisons ici. Avec Jérôme Montchal, on se connaît bien et on a souhaité travailler dans la durée dans le cadre de collaborations artistiques qui se font souvent sur trois ans. Avec le Cercle Vernon, il y a un cadre. Des gens vont s'effacer, certains laisseront la place à d'autres, mais cela risque de perdurer. »
Vous allez finir par déménager de Niort à Châtellerault, non ?
« En n'étant pas sur place, on peut être plus critiques, on a plus de liberté. Donc, on restera à Niort. En étant plus loin, ce sera sans doute plus facile. »
(1) Hors soirée inaugurale, la compagnie sera visible à huit reprises. (2) Programmé les 7, 8 et 9 janvier au Nouveau-Théâtre. (3) Le directeur des 3T.
« Mettez-vous sur votre 31 ». Ce soir à partir de 19 h au Théâtre Blossac (complet). Dégustation de vin à l'issue de la représentation.
Propos recueillis par Laurent Gaudens

lundi 23 décembre 2013

Cure de jouvence pour l'arboretum de la forêt

Chaque placeau bénéficiera d'un rafraîchissement ou d'une nouvelle plantation.
L’arboretum de la forêt de Châtellerault va connaître un sérieux rajeunissement prévu sur cinq années. Pour qu’il reste une balade agréable.
C'est l'un des lieux – pour ceux qui le connaissent – privilégiés lors des balades dominicales : planté en 1976, l'arboretum du Grand Chêne, juste en face du départ des parcours sportifs, offre un kilomètre et demi de balades qui permet tout au long des sentiers de découvrir plus de soixante espèces d'arbres. « Au départ, il avait une visée scientifique, explique Denis Denizot, chargé pour l'Office national des forêts d'analyser l'arboretum. L'objectif était de voir comment pouvaient s'adapter les espèces et permettre au public de les découvrir et de se les approprier. »
" On a choisi en fonction des urgences "
Et autant dire que si la plupart des arbres ont bien prospéré et s'offrent toujours aux regards des promeneurs, d'autres se sont vus, au fil des ans, bien seuls, quand ils n'ont pas purement et simplement disparu du parcours. « Les arbres ont été plantés en 1976, poursuit Denis Denizot, or c'était une année de sécheresse et le stress hydrique n'a pas convenu à certains arbres. Et en 1986, il y a eu un fort gel ce qui a contribué à une mauvaise installation. »
Grâce à un partenariat entre l'ONF, la Ville de Châtellerault et le conseil général, un programme quinquennal a été lancé en cette fin d'année pour donner une nouvelle jeunesse à l'arboretum. « On a choisi en fonction des urgences », explique Guylaine Archeveque, directrice de l'agence régionale de l'ONF. Six placeaux – les emplacements où chaque espèce a été plantée – ont déjà été traités cette année. Les autres suivront jusqu'en 2017. « Certaines espèces vont être remplacées, explique Denis Denizot. Mais d'autres placeaux vont être regarnis dans la même espèce. »
La plaquette rééditée
Parallèlement, la Ville va rééditer sa plaquette qui permet d'agrémenter la promenade de divers savoirs. « On a la chance d'avoir une forêt à proximité, se réjouit Laurence Rabussier, élue en charge du cadre de vie. L'arboretum doit continuer à exister. » Reste qu'il n'est pour l'instant pas prévu de mieux indiquer le parcours – à l'expérience un peu compliquée – ni d'y ajouter directement davantage de renseignements. Sans doute une autre étape.
Laurent Gaudens

mardi 17 décembre 2013

" Les Restos du coeur c'est un bon coup de pouce "


  Pendant un an, Nadia a bénéficié d'un appartement des Toits du cœur. 
 
Hébergée par les Toits du cœur, Nadia découvre les Restos du cœur depuis deux semaines. En espérant tourner cette page très rapidement.
Qui a pensé un jour avoir besoin des Restos du cœur ? Personne. Jusqu'au jour où on en franchit la porte.
Il en était sans doute de même pour Nadia (1) avant un accident de la vie des plus communs : une séparation.
Elle vivait depuis 2000 à Nice, où elle travaillait dans un grand hôtel avant d'avoir un petit garçon en 2008 avec son ex-mari. Ayant arrêté son travail, seule, elle est revenue l'an passé à Châtellerault, sa ville de naissance, son fils sous le bras. « J'ai décidé de rentrer car j'avais au moins de la famille ici », commente-t-elle.
Pas évident quand on est partie douze ans auparavant après une scolarité des plus classiques. « À 18 ans, j'ai eu envie de partir. Nice, c'était le Sud, la belle vie. » Le retour n'en est que plus dur. Car, l'hôtellerie, à Châtellerault, ça n'est pas vraiment un secteur porteur.
« J'ai été hébergée pendant deux mois et demi par ma famille. Mais, cohabiter avec sa famille à 32 ans avec un enfant, ce n'est pas évident. »
Elle s'adresse alors au Sisa (Service d'insertion sociale pour adultes), qui l'aiguille vers les Toits du cœur. On l'héberge alors dans un des huit appartements que loue l'association rue Rouault. Pour six mois renouvelables.
Depuis deux semaines, elle découvre aussi les Restos du cœur. « Quand on n'a que le RSA, ce n'est pas facile. Ça permet de se faire plaisir sur autre chose. » Même s'il n'est pas forcément facile de pousser la porte. « J'y ai retrouvé les dames que je voyais déjà aux Toits du cœur, ça m'a aidée. »
Le bail expirant aux Toits du cœur, Nadia a pris une grande décision : repartir à Nice. Là-bas, des contrats d'extras l'attendent dans un hôtel avant, normalement, un contrat durable par la suite. Même si ça se traduit par un échec, Nadia ne regrette pas d'être revenue. « Il fallait que je vienne ici pour repartir du bon pied, je n'avais pas le choix. »
" Ça nous aide pas mal "
Un rebond largement permis par l'association chère à Coluche. « C'est un bon coup de pouce. Il y a l'alimentation mais aussi les vêtements et les jouets pour Noël. Ça nous aide pas mal. J'espère juste ne pas en avoir besoin à Nice. »
(1) Le prénom a été changé.
Laurent Gaudens

jeudi 12 décembre 2013

On abat des arbres pour préserver la forêt


Des arbres vont tomber dans la forêt de Châtellerault. - Des arbres vont tomber dans la forêt de Châtellerault. - (Photo d'archives Anthony Floch) 
Des arbres vont tomber dans la forêt de Châtellerault. - (Photo d'archives Anthony Floch)
L’Office national des forêts entreprend des coupes de chênes. Mais il prévient : d’autres chênes les remplaceront.
Il n'y a pas qu'Idéfix à ne pas aimer voir tomber des arbres. A chaque fois qu'on touche à leur forêt, les Châtelleraudais ont tendance à grimper aux arbres. Il y eut quelques belles polémiques sous la dernière municipalité comme au début de celle-ci.
Voilà pourquoi l'Office national des forêts préfère ajuster sa communication alors qu'il entreprend actuellement des abattages sur une douzaine d'hectares.
" Il faut renouveler les peuplements "
« C'est juste un entretien normal », explique Guylaine Archeveque, directrice de l'agence régionale de l'ONF, rappelant qu'il était prévu par le plan de gestion de la forêt domaniale présenté l'an passé.
La forêt de Châtellerault vieillit. « Il faut prévoir de renouveler les peuplements les plus anciens et ceux qui présentent des problèmes sanitaires », explique-t-elle. Sur plusieurs parcelles, des dizaines de chênes centenaires vont ainsi être abattus. La forêt en compte de deux sortes : des chênes sessiles et des chênes pédonculés, répartis à 40 % contre 60 % sur certaines parcelles. « Le chêne sessile supporte bien les stress hydriques, souligne Guylaine Archeveque mais pas le chêne pédonculé qui demande davantage de stabilité. Or, on sait que le changement climatique risque d'entraîner des modifications. »
Les parcelles coupées seront donc replantées uniquement de chênes sessiles et non de pins, comme lors d'autres coupes, qui avaient pu entraîner des mécontentements. En raison de la fréquentation importante de la forêt, l'ONF demande donc aux usagers de particulièrement respecter le balisage et d'éviter les zones de coupes.
L'abattage devrait être terminé en début d'année prochaine. Les parcelles seront replantées en 2014 à raison de 1.200 arbres à l'hectare. « On est obligé d'en passer par là, conclut Guylaine Archeveque, pour que nos enfants et nos petits-enfants puissent bénéficier de cette forêt. D'ici à l'an prochain, on n'aura jamais eu autant d'arbres. »
Laurent Gaudens

8. Quand les secondes s'envoient en l'air


Depuis la Toussaint, les secondes de l’école de cirque ont attaqué l’ “ aérien ”. Trapèze et tissu ont entamé quelque peu les physiques… mais pas le moral.



Après la préparation physique dès la rentrée, la nouvelle promotion de l'école de cirque a découvert l'aérien depuis les vacances de la Toussaint. Impressions avec les sept élèves que nous suivons.

 Lilian Dufour

 
 
« J'avais déjà fait de l'aérien, du hamac mais ni du tissu ni du trapèze. J'avais adoré le hamac car on pouvait s'asseoir, c'était confortable, un mixte entre le tissu et le trapèze. Là, quand j'ai essayé le tissu et le trapèze, j'ai trouvé ça dur.
Le trapèze, ça permet de faire de belles figures mais ça fait mal. Et le tissu, ça brûle. Surtout les avant-bras.
Mais je ne vais pas m'en plaindre. Je trouve ça magnifique et si je peux maîtriser un quart de ce qu'on a vu, je serai content. »

 Malou Guerraz

 
 
« C'est un peu bizarre. J'ai fait du trapèze pendant longtemps mais je me pose des questions.
" Je n'arrête pas de me brûler "
Ma " spé ", ce ne sera pas ça. Je n'arrête pas de me brûler. Ça m'énerve, je ne fais pas ce que je veux.
J'attends de voir autre chose mais pour l'instant, ce ne sera pas l'aérien. Il faudrait pas que ce soit plus long que jusqu'à Noël.
Je pense que j'en ai trop fait avant, je commence un peu à saturer. »

 Lucie Pairault

 
 
« Avant l'école, j'avais déjà fait du tissu. Là, j'essaye le trapèze alors que je n'avais jamais eu le courage d'en faire. Ça fait moins mal que je pensais mais c'est quand même super-physique et super-haut. Le tissu, ça va encore car tu es enroulée, tu as toujours moyen de te rattraper.
 " Le trapèze, quand tu tombes, tu tombes "
Mais le trapèze, quand tu tombes, tu tombes. Les profs attendent plus de nous : avant l'école, quand on était fatigué on pouvait s'arrêter mais là, il faut tenir le coup. Mais c'est génial quand même. »

 Adèle Saint-Martin

 
 
« Je n'avais jamais fait d'aérien, c'est compliqué, je suis trop nulle. En plus, je me suis blessée en danse. J'ai plus de mal que certains qui en ont fait avant. C'est dur physiquement. Des fois, le soir, tu te retrouves avec des bleus partout. Ça brûle. Ça demande de la force physique, de la souplesse et de la grâce. C'est dur mais c'est bien. Je travaille encore plus pour rattraper les autres. »

 Mélanie Pasquier

 
 
« J'avais déjà fait un peu de tissu, du coup, ça n'est pas trop dur. En revanche, le trapèze, j'ai vraiment du mal. Ça fait très mal. Ça ne sera pas ma spécialité. Ce que je veux faire, c'est des sangles, mais je ne pourrai pas en faire ici. J'avais vu un numéro de sangles qui dégageait une vraie émotion ça m'a beaucoup touchée et ça m'a donné envie d'en faire. »

 Victor Rochais

 
 
« Ça ne me pose pas de problèmes car j'ai fait beaucoup d'aérien et c'est ce que je préférais. Et ça se confirme. Je sais que c'est ce que je veux faire comme " spé " (1).
Je veux faire du multicorde mais ça n'existe pas ici, il n'y en a jamais eu.Il faudra que je le fabrique. »

 Nicolas Allard



« Ça fait trois ans que je fais du trapèze donc je n'avais pas trop de difficultés. Ça m'a bien plu les profs sont très forts, ils nous montrent beaucoup de techniques. On apprend beaucoup de figures en très peu de temps. Moi, je pense que je choisirai l'aérien, le trapèze danse (2).
" Plûtôt physique "
Le trapèze tourne et se balance en même temps. Même si c'est plutôt physique, ça me confirme dans mes choix.»
 (1) La spécialité qu'ils choisiront durant leurs trois ans et qu'ils présenteront au bac avant peut-être d'en faire leur métier. (2) Un trapèze où les deux cordes sont reliées à un seul point d'attache.

mardi 10 décembre 2013

Un choc de simplification pour les maisons de quartier


Les quatre maisons de quartier ont paraphé la convention. - Les quatre maisons de quartier ont paraphé la convention. 
Les quatre maisons de quartier ont paraphé la convention.
Désormais, les maisons de quartier sauront à quelle sauce elles seront financées. Une convention vient d’être signée en ce sens.
François Hollande en rêvait, Jean-Pierre Abelin l'a fait. Le choc de simplification imaginé par le Président de la République est en œuvre à Châtellerault. Du moins, en ce qui concerne les maisons de quartier.
Grâce à une convention, signée mercredi dernier, les quatre maisons de quartier ont connaissance des subventions qui leur sont attribuées par la ville durant les trois prochaines années.
La première ville de la Vienne à signer une convention
« On répond à une demande de visibilité des maisons de quartier et également de la chambre régionale des comptes », explique le maire Jean-Pierre Abelin. Premier concerné, Hervé Guedjali, directeur de la Maison pour tous, confirme. « L'idée est double : avoir un engagement financier sur trois ans et avoir une reconnaissance du contrat de projet. Auparavant, on pouvait être financé par petits bouts sans qu'il y ait une cohérence d'ensemble. »
Mais si, sur le papier, ça paraît simple, il n'en a rien été. Brahim Benzerga, adjoint à la jeunesse et à l'animation des quartiers, a ainsi rappelé le long travail qui avait « commencé dès le début du mandat ». Il faut dire que le budget est de taille : 1,750 million d'euros au total comprenant les mises à disposition, 876.000 € pour les seules subventions (1).
« Châtellerault est la première ville de la Vienne à signer ce genre de convention » souligne Denis Renaudin, délégué de la Fédération de la Vienne des centres socioculturels qui souligne la concordance avec les conventions que les centres signent avec la Caisse d'allocations familiales.
Sandrine Friocourt, Sylvaine Malagu, et Annie Guyonnet-Marsac, respectivement présidentes des centres sociaux d'Ozon, des Renardières et des Minimes saluent toutes cette avancée.
Même David Simon, président de la MPT, ancien secrétaire de la section du Parti socialiste châtelleraudais, n'avait pas d'objection à l'heure de signer la convention. « Je suis ravi du fonctionnement que la MPT a avec cette collectivité qui nous soutient dans nos financements et dans nos projets. C'est essentiel. » Un vrai choc, non ?
(1) 165.000 € au centre social des Minimes, 261.000 € au centre social d'Ozon, 227.000 € à la MJD des Renardières ; 222.000 € à la Maison pour tous.
Laurent Gaudens

La famille du cirque se réunit au moment des fêtes


Camille Chatelain retrouvera la piste du chapiteau avec son vélo acrobatique. - Camille Chatelain retrouvera la piste du chapiteau avec son vélo acrobatique. 
Camille Chatelain retrouvera la piste du chapiteau avec son vélo acrobatique. 
 
Avec Cirque en décembre, l’école de la Manu accueille d’anciens élèves pour quelques représentations.
Il a posé sa caravane à côté de l'entrée de l'école et y a presque repris ses habitudes. « Ça rappelle beaucoup de souvenirs », explique Jonas Leclere. Sorti en 2010 de l'école, il aura la charge d'encadrer neuf autres anciens à l'occasion de la manifestation Cirque en décembre qui permet aux élèves d'anciennes promotions de revenir vers le lieu qui les a formés. « On ne se connaît pas tous, poursuit Jonas. C'est une manière de revenir là où on a commencé, on a vécu trois ans ici, les liens sont assez forts avec l'école. »
" C'est juste du plaisir "
Spécialiste de sangles aériennes, Jonas a intégré le centre national des arts du cirque (CNAC) de Châlons-en-Champagne et vient d'en sortir après la tournée qu'organise l'école durant la dernière année. Il y a retrouvé Camille Chatelain, sortie en 2008, qui a aussi intégré le CNAC après deux ans à l'école nationale des arts du cirque de Rosny-sous-Bois.
Tous deux ont ainsi pu éprouver la difficulté de vivre de son art dans une France en crise. Prévue habituellement sur 80 dates, la tournée du CNAC n'a ainsi compté que 38 représentations cette année. Cela n'a pas découragé pour autant les deux anciens Manuchards : Jonas s'est lancé dans une compagnie et mène deux autres projets ; Camille a monté sa propre compagnie et écrit un duo avec un comédien.
En février, ils seront invités à présenter leurs projets à La Villette. « C'est un petit tremplin pour nous », commente Camille. En attendant cette nouvelle étape, chacun compte bien profiter de ses retrouvailles et de ce spectacle qui réunira acrobatie, sangles, vélo acrobatique, cadre aérien, trapèze, fil de fer, corde lisse, etc.
« On vient chacun avec notre projet, explique Jonas. C'est une parenthèse éphémère, ça ne se vendra pas après. On a carte blanche ici, on revient sans pression, c'est très agréable. C'est juste du plaisir. » Aux Châtelleraudais de venir le partager.
Cirque en décembre, mercredi 11 décembre à 19 h, vendredi 13 décembre à 21 h, samedi 14 décembre, à 15 h et 21 h, dimanche 15 décembre à 17 h. Tarifs : 10 € et 6,50 €. Réservations indispensables au 05.49.85.81.81.
Laurent Gaudens

samedi 7 décembre 2013

" Ce théâtre, il sonne tout seul "


Nelly Villa a pu tester la première la scène du Théâtre Blossac. - Nelly Villa a pu tester la première la scène du Théâtre Blossac. 
Nelly Villa a pu tester la première la scène du Théâtre Blossac.
A l’occasion des répétitions des festivités de l’inauguration, les premiers artistes ont testé le Théâtre Blossac. Impressions.
On a beau avoir une longue carrière derrière soi, connaître le théâtre sous toutes ses coutures, en avoir suivi les moindres travaux, on n'en reste pas moins un être sensible. Ainsi, Jean-Pierre Duffourc-Bazin, le président multicarte du TPC et des Amis de l'ancien théâtre avait une pointe d'émotion mercredi une heure après avoir entendu les premières notes résonner sous la coupole du Théâtre Blossac. « Le lieu est magnifique, la salle est magnifique. La scène, avec son décor de forêt, est très réussie. »
" J'y ai chanté Savez-vous planter les choux " 
Metteur en scène pour Opéra en poche, qui y interprète dès ce soir son « Téléphone » de Menotti, « JPDF » n'a pas eu à user de son pouvoir de conviction pour amadouer ses acteurs. « Il sonne tout seul, se réjouit Gérald Villain, professeur de piano du conservatoire et accompagnateur pour cet opéra. L'acoustique est parfaite, même avec un piano de répétition. C'est très bien équilibré : je suis derrière les chanteurs et je les entends sans problème. Il y a un bon retour. »
Seul problème mercredi matin, il y faisait un peu froid et les éclairages n'étaient pas encore opérationnels. « C'est extraordinaire de pouvoir jouer dans un bijou comme ça », s'enthousiasme Nelly Villa, soprano d'Opéra en poche. « L'acoustique est tellement impressionnante qu'on est obligé de baisser les nuances de la voix », analyse David Ortega, ténor. « Là, c'est vide, mais quand ce sera plein, ce sera l'idéal, reprend Nelly Villa. On se fatigue beaucoup moins que dans un endroit qui n'est pas fait pour ça. » Et chacun imagine les prochaines pièces qui pourront s'y jouer.
Des idées pour y jouer, Jean-Pierre Duffourc-Bazin en a forcément une quantité, lui qui a créé Opéra en poche en vue de la réouverture de l'ancien théâtre. Pour l'heure, il goûte ces retrouvailles. « J'ai commencé le théâtre en 1961, j'y ai joué jusqu'en 1974. J'y ai même fait mes premiers pas avec l'école maternelle du Château-Fort. J'y ai chanté " Savez-vous planter des choux ". » Même si le lieu n'a plus tout à fait le même charme. « Il a un aspect neuf qui n'existait pas avant. On ne retrouve pas l'odeur. » Et, au final, la fermeture aura sans doute était un mal pour un bien. « Si on l'avait réaménagé en 1974, on n'aurait pas eu un tel souci de restitution. Il aurait été modernisé. Là, c'est un peu la belle au bois dormant. On a réveillé la belle endormie. »
A voir également en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr.
Laurent Gaudens

Et le dasi court toujours

Plus de quatre-vingts jeunes en deux jours ont participé à cette action de prévention. - Plus de quatre-vingts jeunes en deux jours ont participé à cette action de prévention. 
Plus de quatre-vingts jeunes en deux jours ont participé à cette action de prévention.
Cinquième année qu'ils le chassent, et le dasi – sida en verlan – court toujours. Une nouvelle fois, la Maison pour tous de Châteauneuf a organisé sa chasse au dasi. Objectif : amener des jeunes à découvrir ce qu'est le sida et comment lutter contre en les envoyant se renseigner dans divers lieux de la ville.
Le centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) de l'hôpital, le centre de planification familiale à la Maion de la solidarité, le Bureau d'information jeunesse au « 4 », le local de prévention à l'Afpa, une pharmacie et, naturellement, la Maison pour tous ont ainsi accueilli pas loin d'une centaine de jeunes en deux temps : les collégiens le 28 novembre et des lycéens et jeunes adultes jeudi dernier, la journée nationale contre le sida ayant lieu chaque 1er décembre.
Originalité, depuis l'an passé, les jeunes sont munis de petites caméras prêtées par le « 4 » pour rendre compte en vidéo de leurs visites. Ainsi, durant l'après-midi, à la Maison pour tous, chacun peut commenter la visite qu'il a réalisée le matin. « Le travail porte ses fruits, estime Sonia Robert, chargée de mission santé publique à la ville. On le voit dans les échanges qu'ils ont après. L'avantage, c'est qu'ils n'en restent pas là après. Dans leurs structures ou en individuel, ils peuvent retravailler le sujet et retourner voir certains lieux. » Si le dasi court toujours, il n'a pas le temps de reprendre son souffle.
Laurent Gaudens

" La communication se fait mal à Châtellerault "


Nathalie Guyot, présidente de Espirito Capoeira Brasil.
Chaque samedi, un Châtelleraudais répond à une série de questions sur sa ville. Aujourd’hui, Nathalie Guyot, présidente de Espirito Capoeira Brasil.
Le petit café du matin ?
Chez moi.
Un déjeuner ?
A l'Arlequin.
Une soirée ?
La Petite Auberge.
Un endroit préféré ?
La Manu.
Un quartier ?
Celui derrière la gare.
Une verrue architecturale ?
Les nouveaux escaliers de l'école Haigneré, c'est affreux.
Un coin nature ?
La forêt.
Marché des halles, de Châteauneuf ou d'Ozon ?
Les Halles.
Loft Cinéma ou 400 coups ?
Loft Cinéma.
VTT ou vélo de ville ?
Vélo de ville.
Le Châtelleraudais en trois mots ?
Pas facile à aborder, il y a une carapace. Mais quand on est dans le cercle, on y est.
Quelque chose à changer à Châtellerault ?
La communication qui se fait mal. On est au courant des manifestations une fois qu'elles sont passées.
Moi dans vingt ans ?
De retour vers ma famille, dans le Nord.
Quelque chose à dire au maire ?
Ce serait bien qu'ils soutiennent plus les associations et les manifestations solidaires.
Une idée de balade ?
Le long de la Vienne.
Tours ou Poitiers ?
Poitiers.
Ma dernière sortie ?
Un resto.
Ma prochaine sortie ?
Un ciné.
Pour ou contre la piétonnisation du centre-ville ?
Plutôt pour.
Ce qui manque à Châtellerault ?
Une vie nocturne.
Mon bâtiment ancien préféré ?
La Maison du gardien, face au jardin public.
Le danger pour Châtellerault ?
La désertification.
Le coin le plus moche de Châtellerault ?
Le Chillou.
Plutôt Soc ou plutôt Crac ?
Crac.
Piscine ou patinoire ?
Les deux.
École de cirque ou d'arts plastiques ?
Cirque.
Zone de l'Herse ou de l'Étang ?
Herse.
Argenson ou Désirée ?
Désirée.
 L'association organise ce samedi une animation en faveur du Téléthon de 10 h à 18 h place Zola.
bio express
Naissance : le 6 décembre 1981 à Dijon.
Domicile : rue du Général-Reibel.
Travail : en formation d'éducatrice de jeunes enfants.
Hobby : la capoeira, la danse, tout ce qui est créatif.
Signes particuliers : le sens de l'humour.
Propos recueillis par Laurent Gaudens

Les plus de 70 ans frénétiques


 
Les artistes de Precious Diamond se sont produits devant une salle de l'Angelarde presqu'au complet.
Comme chaque année, à l'approche des fêtes, le Centre communal d'action sociale organisait un spectacle à destination des personnes âgées de plus de 70 ans hier salle de l'Angelarde. Et les gradins étaient bien pleins pour assister au spectacle « Frenésie », présenté par les neuf artistes de la revue « Precious Diamond ». Attraction et illusion entrecoupaient des ballets dansés et chantés en direct dans l'esprit des plus grands music-hall

vendredi 6 décembre 2013

Bus : les mécontents gardent leur sentiment

Les modifications apportées au réseau ne satisfont toujours pas les usagers. - Les modifications apportées au réseau ne satisfont toujours pas les usagers. 
Les modifications apportées au réseau ne satisfont toujours pas les usagers.
Une réunion de travail n’a pas permis de rapprocher les points de vue. Les usagers mécontents du réseau de bus envisagent d’autres actions.
Le caillou dans la chaussure de la municipalité est bien accroché. Et, à quelques mois des municipales, celui-ci commence à devenir gênant. Hier en fin d'après-midi, une réunion – à laquelle la presse a été priée de ne pas participer – a rassemblé usagers et responsables.
Les parents d'élèves, dont certains étaient présents, ont semble-t-il reçu quelques réponses à leurs problèmes : un bus est rajouté pour desservir les collèges Jean-Macé et George-Sand ; un autre partant de Saint-Sauveur, Senillé et Targé desservira également George-Sand matin et soir ; un autre partira de Bois-de-Boulogne pour aller vers Jean-Macé.
" On n'a pas eu d'avancées "
Pour le reste, et surtout pour le comité de soutien aux usagers des bus TAC-Keolis de l'agglomération châtelleraudaise, le compte n'y est pas. « Nous, on voudrait que le terminus se fasse à Aquitaine pour avoir des correspondances sur les lignes A et B, ce qui nous permettrait d'aller partout, expliquent Jamy Ferragu et Marie-Claude Alexandre, de la Montée-Rouge. On n'a pas eu d'avancées. »
A Monthoiron, un arrêt a été supprimé ce qui contraint les enfants « à faire 2 km dans le noir en pleine campagne », déplore Muriel Renaux. Là aussi, pas de réponses alors qu'« il y a un arrêt à Chenevelles qui ne fait même pas partie de la communauté d'agglomération ».
A Antoigné, les usagers avaient proposé la suppression de dix bus, compensé par un le matin et un le soir, faisant chacun deux fois la boucle. « Rien n'a été fait », regrette Karine Guillet.
" Ils ont tout cassé "
De manière collective, les usagers regrettent l'abandon du « circuit existant qui fonctionnait très bien ». « Ils ont tout cassé. On est d'accord pour faire des économies, mais pas comme ça. » Ils ont donc décidé de se réunir à nouveau pour envisager d'autres actions. Apparemment bien décidés à ne pas en rester là.
Laurent Gaudens

George-Sand change de cours

Les élèves ont pu s'essayer à la cuisine…
On a cassé les murs toute la semaine au collège George-Sand. Pour la première fois, une expérience originale s'y est déroulée : les classes de quatrième, soit une centaine d'élèves, ont été invitées à se « décloisonner ».
Pas de cours pendant une semaine mais une dizaine d'ateliers leur étaient proposés, encadrés par les professeurs du collège. « L'idée, c'est de leur montrer qu'il y a une mise en pratique derrière l'enseignement théorique qu'ils suivent tout au long de l'année », explique Isabelle Fontenit, principale du collège depuis la rentrée.
Les élèves ont largement joué le jeu, de même que les professeurs. Delphine Gonçalves a ainsi abandonné ses livres d'anglais pour encadrer un atelier cuisine. « On est allé visiter le lycée Kyoto à Poitiers pour qu'ils découvrent ces métiers, explique-t-elle. Je suis aussi allée voir mes collègues de maths pour les calculs de proportion et d'informatique pour la réalisation des menus. »
Ce midi, ils invitent ainsi une vingtaine d'adultes à déguster leur production : cappuccino de carottes ou cannellonis de concombre au saumon, mille-feuilles de tomates et mozzarella, poulet curry et lait de coco, tiramisu aux fruits rouges… De quoi saliver.
Au rez-de-chaussée, d'autres élèves s'essayent à la sculpture ou à la réalisation de jeux interactifs. « Ça nous permet de découvrir le métier d'ingénieur », explique Dehbia. À l'extérieur, un atelier colle des photos des personnels et élèves du collège qu'ils ont réalisé alors qu'au foyer on apprend le secourisme. « C'est mieux que les cours », résume Azedine, qui a pu faire de l'escalade, de la natation ou du rugby.
Mieux que de longs bilans, un premier résultat : il n'y a pas eu d'absents cette semaine en classe de quatrième.
L.G.

jeudi 5 décembre 2013

Le Téléthon fait son retour sur la place Zola


 
Les bénévoles de l'association Espirito Capoeira Brasil seront sur le pont samedi.
Absent depuis plusieurs années, le Téléthon sera organisé samedi par l’association de capoeira de Châtellerault.
Bizarrerie ou pas, le Téléthon ne prend pas à Châtellerault. Chaque initiative n'a pas de suite l'année suivante au grand dam de l'association départementale, qui ne comprend pas que la deuxième ville du département ne parvienne à organiser ce que font parfaitement de toutes petites communes.
Mais l'Association française de myopathie sera, pour une fois, comblée par le Nord-Vienne puisque Châtellerault renouera avec une journée pleine sur la place Emile-Zola. L'association Espirito Capoeira Brasil, créée en 2008, a en effet décidé de s'associer à la manifestation. « On a été contacté il y a trois ans par un organisateur du Téléthon en Indre-et-Loire, explique la présidente de l'association Nathalie Guyot. On essaye de mobiliser nos adhérents pour ce genre de cause. Ça correspond à nos valeurs. »
Après une première tentative l'an passé dans sa salle de l'école Jules-Ferry, l'association a décidé de voir cette année les choses en grand avec pour thématique une kermesse des années soixante-dix avec tombola, stands et vin chaud. Deux mamans, Céline Faustin-Leybach et Sarah Philiponneau, se sont retroussé les manches pour y parvenir. Pas une mince affaire. « On a une vingtaine de commerçants qui nous aident, explique Céline Faustin-Leybach. Mais on a eu aussi beaucoup de refus. » Notamment des grandes surfaces. « On comprend pourquoi le Téléthon est inexistant, explique Nathalie Guyot. Les soutiens sont minimums. »
Visée, la mairie, qui prête le matériel et l'espace Zola mais qui s'est peu investie par ailleurs. « À chaque fois, ce sont des tracasseries administratives en plus, déplore Nathalie Guyot. On voulait organiser un passage de motos et de 4 x 4. Ça n'a pas été possible. »
Autant dire que les organisateurs attendent de voir quel accueil le public châtelleraudais leur réservera. Ce sera à cette aune qu'ils décideront ou pas de renouveler l'opération.
Téléthon samedi 7 décembre de 10 h à 18 h place Emile-Zola avec kermesse, démonstrations de capoeira et musique. Tirage de la tombola à 17 h 30.
Laurent Gaudens

mardi 3 décembre 2013

Patron cherche salariés à partager


On trouve de tout au groupement local d'employeurs. - (Photo d'archives Patrick Gaïda)
Besoin d’un salarié d’urgence pour un temps limité ? Plutôt qu’un CDD, il y a une autre solution : le groupement local d’employeurs.
Aujourd'hui, l'heure est au partage : de voiture, d'achats et de tout autre produit ou service qui permet de faire quelques économies.
Mais, à Châtellerault, cela fait déjà une quinzaine d'années qu'on a tenté l'expérience du partage dans le monde du travail : né en 1998, le Groupement local d'employeurs permet à ses adhérents entrepreneurs de se partager des salariés selon leurs besoins. L'avantage, côté entreprise, est évident : souplesse, réactivité, adaptabilité…
" On y trouve ce que l'on cherche "
C'est le cas actuellement chez Mondelez (ex-Comptoir de la confiserie) à Saint-Genest-d'Ambière, qui emploie un ingénieur sécurité deux jours par semaine. « On utilise les services du GLE soit pour des besoins ponctuels ou en prévision des vacances », explique Pierre Gimaret, directeur usine, adhérent de longue date devenu administrateur du GLE. Et les services demandés sont variés : technicien, cariste, opérateur conditionnement… « On y trouve ce que l'on cherche, se félicite Pierre Gimaret. Les personnes sont adaptables et formées. En plus, on y retrouve les employés d'année en année. » Un rêve de patron.
Et pour les salariés ? Le gros avantage, c'est que les 140 salariés le sont en contrat à durée indéterminée (CDI). Isabelle Da Silva, salariée du GLE depuis 15 ans, a débuté de cette façon. « J'étais en intérim chez Paladine à Dangé-Saint-Romain. On nous a imposé de nous inscrire au GLE et, au bout de trois mois, j'étais en CDI. » Elle a ainsi connu de multiples entreprises en tant que conductrice de machine, à raison de 6 ou 7 par an. Aujourd'hui, elle n'intervient plus que pour Mondelez et Eurial Poitouraine et aimerait bien se faire embaucher définitivement par un employeur unique. « Le GLE, c'est bien quand on commence, explique-t-elle. Quand on a des enfants et une vie de famille, c'est compliqué, car on ne connaît les plannings qu'une semaine à l'avance. »
Avec 134 adhérents, le GLE a le vent en poupe et une agence à La Rochelle. « Notre caractéristique, c'est d'avoir su rebondir à chaque crise, se réjouit son directeur Thierry Chevallereau. On a toujours trouvé des solutions côté employeurs comme côté salariés. »
Une adaptabilité qui a son revers : trop à l'étroit à Naintré, le GLE va s'étendre dans de nouveaux locaux à côté de Pôle Emploi, face à la zone Monory. Une nouvelle vitrine pour un nouveau virage.
Laurent Gaudens

Votre maire se représente-t-il ?


 
Infographie NR
Nous avons fait le tour des communes du Châtelleraudais pour savoir si leurs maires se représenteront en mars. Aujourd’hui, le canton de Saint-Gervais.
 Antran : OUI
Alain Pichon : « Je suis toujours passionné par l'action publique même si j'œuvre déjà depuis un moment. L'intérêt général me semble essentiel. C'est le sens de l'action que je mène avec une équipe large remplie d'ambition pour Antran et les Antranais. »
 Leigné-sur-Usseau : NON
Daniel Bodin :« Je ne suis pas partant aujourd'hui. Mais on verra avec les collègues pour la suite. Si je repars, ce ne sera pas en tant que maire. »
 Mondion : OUI
Jean-Louis Poyant :« C'est un mandat qui m'intéresse et il faut bien que quelqu'un se présente. Si les gens veulent encore de moi, on le verra aux élections. »
 Saint-Christophe : NE SAIT PAS
Thierry Prieur :« Je suis partant mais tout dépend si j'arrive à monter une liste d'ici le 31 décembre. On termine le mandat à neuf et on n'est que deux à vouloir repartir. Je veux faire une liste avec des gens intéressants et je voudrais une liste complète. Peut-être que je repartirai avec une liste incomplète, mais aujourd'hui, je n'y suis pas prêt. »
 Saint-Gervais : NON
Nicole Valette :« C'est un non ferme et définitif. La future liste est en préparation. C'est d'abord pour une question d'âge. J'aurai 71 ans en fin d'un nouveau mandat. J'ai été maire pendant 15 ans et 31 ans au conseil municipal. Mon premier adjoint Antoine Braguier sera candidat. »
 Usseau : OUI
Michel Hamoir :« Je travaille avec une équipe qui a décidé de se représenter. On a quelques projets à finaliser. On s'est notamment beaucoup impliqué dans la mise en place de la nouvelle communauté de communes. Il y a encore deux ans pour finaliser. Nous voulons continuer pour qu'elle bénéficie à toutes les communes. »
 Sérigny : NON
Joseph Faulcon :« Il faut être raisonnable et laisser la place. Ça fait déjà 25 ans. Il ne faut pas lasser les gens. »
 Vaux-sur-Vienne : OUI
Philippe Foucteau :« Je me présenterai à nouveau devant les électeurs pour poursuivre l'action commencée. J'ai 48 ans, je me sens en mesure de faire un nouveau mandat. La moitié de l'équipe arrête mais la liste est en bonne voie. »
 Vellèches : NON
Michel Besson : « Cela fait 25 ans que je suis maire avec douze ans de conseiller avant, soit 37 ans au total. Je vais avoir 69 ans, je pense qu'il faut passer la main. Je n'ai pas de successeur désigné. Les gens ne veulent pas trop s'en occuper. »
Recueilli par Laurent Gaudens

lundi 2 décembre 2013

Moins bruyant, plus chaud le bassin est ouvert


Le bassin d'initiation a été isolé pour le plus grand confort des écoliers qui l'empruntent. - Le bassin d'initiation a été isolé pour le plus grand confort des écoliers qui l'empruntent. 
Le bassin d'initiation a été isolé pour le plus grand confort des écoliers qui l'empruntent.
Fermé pendant deux mois, le bassin d’initiation de la piscine a rouvert. Avec davantage de confort et des économies en vue.
A l'origine, il était seul et découvert. Le bassin d'initiation – le plus à gauche quand on pénètre dans la piscine –, c'est la piscine historique de Châtellerault. Celle qu'ont connue tous les petits Châtelleraudais avant qu'elle ne soit couverte, puis intégrée au complexe créé en 1992.
Un million d'euros de travaux au total
Reste que lors de sa couverture, à la fin des années soixante, on ne parlait guère d'économie d'énergie et d'écologie. Devenu gourmand et réputé plutôt froid, le bassin a ainsi été fermé pendant deux mois – la fermeture traditionnelle plus un supplémentaire – pour faire l'objet de gros travaux.
Pas forcément très visibles puisqu'ils ne portent pas sur le bassin lui-même mais sur les murs et toitures qui ont été isolés thermiquement et phoniquement à l'intérieur et à l'extérieur. De même, la centrale d'air a été changée. « On est au top de la technologie, se félicite Marc Bouderlique, directeur de la piscine. Cela permet de baisser le taux de chloramines et d'avoir un débit d'air cohérent et adapté. L'hygrométrie est ainsi bien meilleure. » Et le confort des usagers renforcé avec une température ambiante plus douce et un niveau sonore moins élevé.
« On essaye de rechercher les économies d'énergie dès que c'est possible », explique Jean-Pierre Abelin et Corine Farineau, respectivement président et vice-présidente chargée des sports de la communauté d'agglomération du Pays châtelleraudais, propriétaire de l'équipement.
C'est ainsi que, après ces travaux d'un coût de 700.000 €, 300.000 € seront encore investis dans les centrales d'air en 2014 pour le bassin sportif et en 2015 pour le bassin loisir. Mais cette fois, il ne sera pas nécessaire de les fermer au public. D'autres travaux auront lieu pendant la coupure habituelle du mois de mars : il s'agira cette fois de mettre aux normes handicapées le pédiluve d'accès à la piscine.
Laurent Gaudens

samedi 30 novembre 2013

Faut-il refaire le boulevard Blossac ?

Vue aérienne des anciennes « promenades ». - Vue aérienne des anciennes « promenades ».
Vue aérienne des anciennes « promenades ».
Entièrement refait, le nouveau boulevard Blossac a été inauguré voilà dix ans. Critiqué dès le départ, les Châtelleraudais s’y sont habitués. Même si des problèmes demeurent.









C'était il y a dix ans, très exactement. Le dimanche 30 novembre 2003, Joël Tondusson, alors maire (NDLR : Frappé par le décès d'une proche, il n'a pu répondre à nos questions), dévoilait la plaque mettant un terme à plus de quatre ans de travaux sur le boulevard Blossac (1). Mais pas aux polémiques nées dès le départ du projet.
« On a perdu les promenades Blossac, estime ainsi Gilles Michaud, candidat dissident lors des élections municipales de 2008 et membre de la liste Guérin pour les prochaines élections. C'est beaucoup trop minéral. On n'a plus qu'un grand parking de surface. »
L'élu d'opposition au conseil municipal rappelle qu'il était favorable à la création d'un parking souterrain « à un niveau avec une entrée et une sortie » qui aurait permis, en surface, de redonner de l'espace aux piétons et créer des aires de jeux.
Même s'il rappelle qu'il n'était pas élu à l'époque de la gestation du projet (NDLR : L'adjoint à l'urbanisme de l'époque était Claude Pasquay, que nous n'avons pas réussi à joindre), Michel Guérin – adjoint à l'urbanisme de 2001 à 2008 – défend « une incontestable réussite » concernant une réfection qui visait à concilier le stationnement en semaine avec le marché du jeudi.
Le leader de la liste de gauche aux prochaines municipales conteste l'idée de son colistier. « La possibilité d'un parking souterrain a été étudiée à l'époque mais n'oublions pas que le cours d'eau du Tabary passe dessous : il aurait fallu barder le parking, ce qui n'aurait pas été finançable. »
 Des annonces en janvier de Michel Guérin
L'ex-premier adjoint de Joël Tondusson reconnaît néanmoins devoir faire des améliorations à destination des « transports doux » et que des annonces seront faites courant janvier.
Même s'il était un opposant de Joël Tondusson, Jean-Pierre Abelin, l'actuel maire, salue la « modernisation du centre-ville » mais rappelle qu'une des explications du désengorgement du centre-ville vient de la réalisation de la rocade. « Il faut se souvenir qu'avant, lors des grands départs de vacances, il y avait de gros bouchons avec des attentes parfois de trois heures. » Jean-Pierre Abelin rappelle que son père, alors maire, avait déjà un projet dans ses cartons avec une voie centrale et des larges trottoirs façon Champs-Elysées.
" Ce ne sera pas un chantier prioritaire "
Mais pour l'édile châtelleraudais, plus que le parking ou la piétonnisation du boulevard, c'est la gare routière, au nord du plan, qui pose problème. « Il faudrait trouver une solution de rechange, estime-t-il, mais c'est difficile car il faut que les collégiens puissent y avoir accès facilement. Ce sera l'un des problèmes que la prochaine municipalité aura à traiter. »
Dix ans après, le boulevard a aussi vieilli. Si les tulipiers ont vite disparu, les pins, eux, ont réussi à faire (en partie) oublier les marronniers. « Il y aura besoin de le moderniser, prévient Jean-Pierre Abelin. On va devoir refaire le dallage, qui a souffert, de même que l'ensemble des candélabres. » Une réfection a minima pour le boulevard Blossac ? Même Gilles Michaud en convient : « Ce ne sera pas un chantier prioritaire. La priorité, ce sera le vieux Châtellerault, entre la Vienne et Blossac. » Et là, tous seront sans doute d'accord.
(1) La réfection s'est déroulée en deux tranches : l'esplanade François-Mitterrand en 1999 et le boulevard sud en 2003

vendredi 29 novembre 2013

Un hôpital long de 50 km


La création d'un Ehpad, dont les travaux ont déjà commencé à Châtellerault, figure parmi les projets du groupe hospitalier Nord-Vienne. - La création d'un Ehpad, dont les travaux ont déjà commencé à Châtellerault, figure parmi les projets du groupe hospitalier Nord-Vienne. 
La création d'un Ehpad, dont les travaux ont déjà commencé à Châtellerault, figure parmi les projets du groupe hospitalier Nord-Vienne.
Le 1 er  janvier naîtra le groupe hospitalier Nord-Vienne qui réunit les sites de Châtellerault et Loudun. L’objectif est d’améliorer l’offre de soins.
Tous réunis autour d'une même table : représentants du personnel, élus, direction. L'image était, aux dires de tous, difficilement imaginable ne serait-ce que trois ans en arrière. « Ça n'a pas toujours été facile », résumait adroitement Jean-Claude Coquema, directeur des hôpitaux de Châtellerault et de Loudun.
A cela, une histoire récente assez chaotique, avec le projet mené en 2006 de rapprochement de l'hôpital Camille-Guérin avec le CHU. Puis la situation tendue connue par l'hôpital Renaudot. « Je regrette les conditions difficiles que l'hôpital de Loudun a connues en 2009, a ainsi rappelé Elefthérios Bénas, maire de Loudun. La fermeture de la maternité puis de la chirurgie a lourdement impacté le site. Aujourd'hui, la page est heureusement tournée. »
" Une perspective d'espoir " pour Loudun
Chacun préférait ainsi rappeler que l'idée d'un rapprochement dans le Nord-Vienne ne datait pas d'hier : elle avait même été initiée en 1994 par Édith Cresson et René Monory. « C'est l'aboutissement de trois ans de démarche, rappelle Jean-Claude Coquema. Il s'agit avant tout d'une démarche gagnant-gagnant qui doit permettre de conforter l'offre de soin. »
Un rapprochement effectif déjà depuis deux ans qui a conduit à modifier certaines habitudes : une direction commune, des services mutualisés, des consultations et des intervenants sur les deux sites. « Aujourd'hui, un patient peut consulter à Loudun, être opéré à Châtellerault et revenir pour y être suivi à Loudun », se réjouit ainsi Jean-Claude Coquema.
Même écho du côté du personnel. « Ça permet d'asseoir le centre hospitalier sur le Nord-Vienne, commente ainsi Dominique Gougeon, représentant CGT Châtellerault. Il était préférable de conserver deux pôles plutôt que de voir l'histoire de 2006 revenir. » « Au début, on se disait que ce serait un moindre mal d'être avec Châtellerault, rappelle pour sa part Olivier Goyer, de la CFDT Loudun. Aujourd'hui, c'est une vraie perspective d'espoir pour le Loudunais. »
Un Ehpad à Camille-Guérin
Le rapprochement aura une traduction concrète très prochainement : d'ici quelques semaines, un scanner sera inauguré à Loudun. C'est aussi, dès maintenant pour une réalisation finale dans deux ans, la réalisation d'un Ehpad sur le site de Camille-Guérin.
Ce sera dans les prochaines années, le renforcement du plateau technique châtelleraudais avec la réfection des urgences et l'extension du bloc opératoire ; l'installation d'un service de dialyse toujours à Châtellerault ; pour Loudun, ce sera la rénovation de l'hôpital dont les bâtiments ont de 20 à 40 ans d'âge.
Ce sera à l'aune de ces réalisations qu'on verra si le rapprochement du Nord-Vienne peut devenir un modèle à suivre.
Laurent Gaudens

L'économie sociale se montre solidaire

Un défilé avec les intervenants de toutes les structures s'est déroulé salle Camille-Pagé mercredi. - Un défilé avec les intervenants de toutes les structures s'est déroulé salle Camille-Pagé mercredi. 
Un défilé avec les intervenants de toutes les structures s'est déroulé salle Camille-Pagé mercredi.
L'économie sociale et solidaire, ce ne sont pas une suite de gros mots. Ça existe et plutôt pas mal à Châtellerault. « Le problème, c'est que nous ne sommes pas toujours connus et reconnus », explique Guenaëlle Manon, directrice d'Audacie.
Pour remédier à cette méconnaissance, six structures d'insertion économique se sont donc affichées en commun, mercredi après-midi, salle Camille-Pagé à Châtellerault : le chantier d'insertion des Minimes, Action emploi, Audacie, Relais, Bio solidaire, Action Ozon.
550 bénéficiaires et 150 sorties positives
Chacun présentait ses différentes activités au travers de stands : entretien de bâtiments, d'espaces verts, aide aux personnes, recyclage textile, culture et vente de légumes bio…
« Les structures font partie du paysage économique au même titre que d'autres, explique Anne-Florence Bourat, vice-présidente de la communauté d'agglomération du Pays châtelleraudais, en charge de l'emploi et de l'insertion. L'économie sociale et solidaire ne doit pas être en opposition avec l'économie traditionnelle. »
Et, en effet, elle pèse : avec une cinquantaine de salariés permanents, elle a permis de toucher 550 personnes en 2012 avec 150 sorties positives, vers l'emploi ou des formations.
L.G.

jeudi 28 novembre 2013

7. La (belle) vie d'Adèle

« Au début, j'étais un peu perdue. » - « Au début, j'étais un peu perdue. »
« Au début, j'étais un peu perdue. »
Originaire d’Alsace, Adèle Saint-Martin découvre Châtellerault, le lycée et l’école de cirque. Et ne s’ennuie jamais.
Elle est d'un petit village, à côté de Strasbourg. « Je ne m'étais jamais éloignée de chez moi plus d'une semaine », avoue Adèle Saint-Martin. Alors, partir pendant deux mois, loin de chez elle, « c'est dur », reconnaît-elle. Mais pas de regrets pour autant. « Ici, c'est une deuxième famille, dès que quelqu'un est triste, tout le monde est derrière. Et puis, entre les cours, le cirque et les devoirs, on ne s'ennuie jamais, on n'a pas le temps de penser à la famille. »
Trop contente d'avoir réussi à intégrer l'école de cirque de Châtellerault. « Quand j'ai reçu la réponse de l'école, j'étais super-contente, même si j'étais aussi reçue à Châlons. » Elle était en effet convaincue de ne pas y parvenir. « On était 54. Je voyais les autres faire des trucs impressionnants. Je me disais que c'était mort et que je m'étais quand même bien amusée. » Surtout que les sélections au mois de mai lui avaient bien plu. « C'était stressant mais super-chouette, entre nous, il n'y avait pas de compétition, on se parlait, on rigolait ensemble, on a pu parler aux autres promos, aux profs, très sympas. »
 " On se dit que c'est la bonne école "
Depuis septembre, elle découvre sa nouvelle vie. « Au début, j'étais un peu stressée. J'habite un petit village, là c'est une ville, j'étais un peu perdue. » Avec le lycée, l'école et l'internat, c'est parfois un peu difficile. « Tout cumulé, c'est dur, mais c'est franchement super-bien, je n'arrêterai jamais. » Elle a, en plus, la chance d'être avec une autre élève, Mélanie que nous avons présentée il y a quinze jours, en famille d'accueil le week-end.
Elle a aussi l'avantage d'avoir amené de son Alsace natale, une de ses copines, Fanny, qu'elle connaissait de son école de cirque qu'elle avait intégrée alors qu'elle était en quatrième. « Ça aide un peu de connaître quelqu'un. » Car le début, à l'école, était éprouvant, uniquement centré sur la préparation physique. « Au départ, c'est dur, puis on prend le rythme. C'est surtout quand on voit les autres promotions, quand on voit comment ils sont doués, qu'on se dit que c'est la bonne école. »
 Vous connaissez désormais les sept élèves que nous suivrons durant ces trois années. Continuez à surveiller votre quotidien, nous évoquerons leur parcours tout au long de l'année.
en savoir plus
Un blog pour les retrouver
Pour ne rien manquer de cette rubrique à suivre pendant trois ans (lire ci-contre), le site internet de La Nouvelle République accueille un blog « Carnet de piste » qui reprendra les articles parus mais sera ouvert à des contributions particulières des élèves. Vous pouvez également retrouver carnet de piste sur Facebook.
www.nrblog.fr/ carnet-de-piste/
à suivre
Une histoire de trois ans
Une nouvelle promotion vient de faire son entrée à l'école de cirque de Châtellerault, la « promo 16 » ou « P16 » – ils sortiront bac en poche en 2016 – pour les très intimes. Dix-huit élèves qui rêvent de cirque, parfois depuis l'enfance, et qui ont réussi les sélections au mois de mai au milieu d'une soixantaine de postulants.
C'est le parcours de cette promotion que nous vous proposons de suivre jusqu'au bac dans trois ans. Parmi eux, sept élèves, volontaires, témoigneront de leurs attentes, de leurs apprentissages, découvertes, surprises et parfois de leurs doutes.
Depuis plusieurs semaines, nous vous les présentons. Après Malou Guerraz, Nicolas Allard, Lucie Pairault, Lilian Dufour, Mélanie Pasquier et Victor Rochais, voici la dernière Adèle Saint-Martin.
Laurent Gaudens